Permaculture au potager
https://www.youtube.com/watch?v=pziR517z-sA

Permaculture au potager :

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Là pour l’instant on est à 115 kilos de légumes, sur 50 mètres carrés sur des très petites surfaces,

on peut arriver à avoir des productions assez importantes quand même.
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On est à Combrand dans le nord des Deux-Sèvres, vraiment à 5 kilomètres de la Vendée et à 10 du Maine-et-Loire, on est vraiment au nord, le terrain,

maison comprise, fait 729 mètres carrés, 629 mètres carrés exploitables, il y en a à peu près 400 qui sont dédiés pour le potager.
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On va dire que c’est réellement en 2015 que j’ai franchi le cap, en fait,

je pratiquais déjà le jardin au naturel, mais je me suis dit qu’il y avait vraiment moyen de faire mieux,

de travailler plus avec la nature et quand on travaillait avec la nature et pas contre elle,

et ben voilà ça pousse encore mieux, et de là j’ai découvert la permaculture, connaissant pourtant assez bien l’environnement,

l’agronomie, les productions végétales.
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Et je me suis vraiment pris de passion et de là, je suis effectivement tombé sur la formation Permaculture Design.
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J’ai 37 ans, je suis marié, je suis l’heureux papa de 4 garçons, de 18 mois, 5, 7, et 9 ans.

Donc ça bouge beaucoup, et lorsque j’ai fait le design effectivement, il a fallu composer dans les objectifs avec tout ce petit monde-là.

Parce que chacun effectivement voulait…
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avait des recommandations, voulait des choses ou n’en voulait pas.
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Donc on a beaucoup discuté, ça a peut-être été un moment, le moment de la formation où en famille on a parlé le plus.
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On est en zone 1, qui est la zone on va dire cultivée la plus proche de la maison, avec, tout d’abord voilà, un grand parterre d’aromatiques,

avec ce dont l’on se sert le plus dans la cuisine, derrière moi il y a un parterre de fraises, indispensable pour les enfants, demande des enfants,

donc ils y vont très régulièrement et avec un parterre aussi derrière d’artichauts et rhubarbes, on est très consommateurs de rhubarbes dans la famille,

et je voulais aussi pas loin, avoir la serre qui pour l’instant est encore cultivée,

mais qui à terme sera une serre à semis, parce que j’aime bien sortir de la maison et aller surveiller les semis,

plutôt que d’avoir besoin de traverser tout le terrain.
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Comme tu parlais de terrasse aussi, on a une exposition sud,

sud-est sur le terrain, il fait très chaud l’été et donc est devenue indispensable la construction d’une pergola,

avec plus tard, les kiwis qui monteront dessus pour faire de l’ombre.

car sinon il fait vraiment très chaud l’été.
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On a de bonnes pluviométries, on a à peu près 850 mm d’eau en moyenne sur l’année, par contre, assez mal répartis avec…
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on va dire un début d’été voire fin de printemps jusqu’au début d’automne très sec, peu de précipitations, environ, à peine, 60 sur juillet août en moyenne,

on est sur des sols limoneux, argileux avec 15 % d’argile, du coup ça, c’est bien.
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Ma philosophie c’est que comme voilà, je suis assez soucieux en tout cas du climat,

je m’intéresse vraiment dans le monde à ce qui se passe au niveau du changement climatique,

et l’eau c’est vraiment une ressource clé,

je m’étais un peu interdit de prendre l’eau du réseau pour arroser,

et je me suis dit voilà, on va partir dans cette voie-là, et voir jusqu’où on peut aller, donc je récupère toute l’eau des toitures,

dans un puisard que je pompe et que je stocke sur 2 mètres cubes,

et une autre partie du garage que je stocke sur 1 mètre cube et j’ai utilisé cette année 5 mètres cubes d’eau,

un puisard c’est comme un puits sauf que…
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c’est un puits qui ne serait pas bouché dans le fond, où l’eau finalement va finir par s’infiltrer et elle ne restera pas.
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Donc si on ne la pompe pas tout de suite, au bout d’un certain temps,

il n’y plus d’eau dedans.
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Je trouve que c’est déjà pas mal, parce qu’on cultive à peu près sur 50 mètres carrés on est déjà à plus d’une centaine de kilos de légumes,

je pense qu’il y a encore moyen de faire mieux une fois le design optimisé et le sol travaillé.
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Je suis handicapé à 60 % et donc j’ai relevé les cuves d’eau, pour pouvoir,

j’ai un très faible débit, mais quand je branche un tuyau avec une baguette,

permaculture Jardin Potager BIO (Petite Surface)

Permaculture au potager :

je peux promener mon tuyau, rester le dos droit parce que j’ai des problèmes de dos, et arroser.
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Et il faut aussi, voilà, ce qui a été très important dans la mise en place de ce design,

c’est suis-je « capable de », j’avais déjà des éléments qui étaient installés et notamment de l’eau aussi,

le stockage d’eau et n’étant pas « capable de », à cause de mes problèmes physiques,

il a fallu faire avec et composer avec ça,

mais pour que ça reste quand même pratique qu’on puisse du coup se servir de l’eau.
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On peut faire un jardin très productif, mais il faut du coup trouver des alternatives, trouver des techniques,

il y a des fois on rage un peu parce qu’on ne peut pas faire exactement ce qu’on aurait voulu.

Parce qu’on ne peut pas.
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Je suis entouré d’amis qui sont conscients du problème, et qui aident, l’entraide est vraiment très importante,

mais il y a des fois voilà, dans la mise en place du design,

il y a des bacs que j’aurais voulu enlever, mais je ne pouvais pas à cause de mon dos,et bon c’est pas grave ils sont restés là,

donc comment je vais agencer sachant qu’à la base je voulais les enlever, et puis finalement le problème est la solution.
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De bien connaitre le milieu agricole me permet de récupérer par exemple de la paille,

bio, aussi il est hors de question pour nous, toute la famille,

de jeter des surplus, donc quand on en a des surplus que ce soit en œufs, en légumes, on fait profiter le voisinage, je récupère aussi, de la tonte des voisins,

plutôt qu’ils l’emmènent à la déchetterie, je vais récupérer leur or vert, moi je vais m’en servir au jardin.
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Moi ça me fait une ressource, le voisin est très content de pouvoir se débarrasser, justement, en tout cas de ne pas aller à la déchetterie,

et au début il se demandait bien à quoi ça servait, et puis voilà il est venu, lors d’une visite que j’avais organisée au mois de juin,

il est venu voir à quoi servait, finalement, sa pelouse.
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Et maintenant, il m’envoie un texto toutes les semaines pour savoir si je veux sa pelouse et la réponse est toujours la même, c’est oui.
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C’est de la gestion différenciée, alors que ce soit au niveau des haies, qui ne sont jamais tondues, c’est la meilleure façon de gérer la haie,

c’est de la laisser vivante, de la tailler une fois… moi je la taille tous les ans pour les branches qui vont sur le chemin communal.
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Un peu pour l’aspect réglementaire, autrement je la taille tous les trois ans pour vraiment avoir une bonne pousse d’arbre et ensuite je fais beaucoup de BRF,

et autrement j’ai beaucoup de petites zones de…
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moi ce que j’appelle des zones de biodiversité effectivement où je ne touche pas,

ce serait des mini zones 5 voilà, des zones sauvages où on laisse vivre,

on regarde ce qui se passe, on s’aperçoit qu’on a beaucoup de lézard, des crapauds, on a énormément de faune qui vient,

et qu’on retrouve après dans les parterres.
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J’ai de la consoude officinale qu’il faut bien contrôler parce qu’elle se reproduit par graines et j’ai de la bocking 14 qui elle,

la fleur est stérile, qu’on contrôle très bien qu’on peut faucher jusqu’à 6 fois dans l’année,

qui repousse en 4 semaines, donc la consoude est vraiment dans ce jardin-là,

je l’utilise en purin, je l’utilise en décoction, en paillage direct.
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Donc elle fait vraiment partie, c’est une plante très importante sur ce jardin.
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Alors après il y aussi beaucoup plus de travail sur des associations, sur des fleurs,

j’aime beaucoup les fleurs, c’est quelque chose que je ne connais pas encore assez je trouve,

donc il va falloir travailler là-dessus, c’est pour ça que j’ai des zones pour l’instant,

qui vont être en engrais vert, mais je compte mettre des fleurs à terme,

Je ne vais pas planter une fleur pour planter une fleur, il faut qu’elle soit choisie,

ou qu’elle m’apporte quelque chose ou qu’elle apporte quelque chose à l’environnement.
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Je me suis aperçu parce que du coup, j’enseigne dans le milieu agricole,

dans une maison familiale rurale, où on a des jeunes qui sont assez on va dire butés,

qui sont encore comme le grand-père ou comme le père, pour certains ne sont pas encore dans cette démarche agro écologique,

la permaculture par exemple,

l’année dernière j’ai fait un module dessus.
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Avec des 3e, qui ne connaissaient absolument pas, que j’ai emmenés visiter certains endroits,

même si, ils m’ont clairement dit bah je ne ferai pas ça,

mais j’ai trouvé ça vraiment intéressant, ce qu’on peut voir et qu’il y a de la vie.
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Et moi ça a bien changé mon regard quand même sur la faune et la flore.
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Surtout la faune, autant j’étais conscient du sol, autant c’est vrai que quand on voit arriver des pollinisateurs,

quand on voit des hérissons, des grenouilles, c’est vrai que c’est…

Et puis après c’est surtout le regard des enfants…

le regard des enfants, qui vont cueillir des fruits, qu’ils vous ramènent les légumes et qui savent très bien vous dire,

ah ça papa, ce n’est pas bio, ça ne vient pas du jardin,

ça n’a pas le même goût que d’habitude, ils ne s’y trompent pas et ils ne sont pas bien vieux pourtant.
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Je suis bénévole et administrateur au centre permanent d’initiatives pour l’environnement Sèvre et Bocage,

à la maison de la vie rurale à Pouzauges, voilà qui œuvre beaucoup pour le développement durable.
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Il y a un très grand jardin en permaculture, il y a des salariés dynamiques qui font énormément pour…
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il y a des formations pour l’environnement, conseil aux entreprises, aux collectivités, aux usagers.
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Et effectivement lorsqu’on… j’ai fait visiter mon jardin au mois de juin dernier et les notions de partage,

et les discussions qui viennent parce que les gens ne sont pas habitués à avoir un jardin comme ça,

ils sont habitués à avoir un jardin très en rang, très propre, de leurs mots, c’est un concept qui me fait beaucoup rire, le jardin propre.
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Et je trouve que ces discussions-là sont extrêmement bénéfiques, parce qu’on peut apprendre de l’un et de l’autre.

Permaculture au potager :

 

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